La mer, bel endroit paisible où il fait bon se reposer. C'est aussi l'endroit stratégique pour observer un spécimen belge. Le baraki. Cette espèce s'est éparpillée en Belgique, et même si certains points de regroupement sont évidents il est recommandé de suivre leurs migrations pour les observer.

Pendant les périodes où les enfants et l'homme sont en congés, la femme ne travaillant pas, et où le soleil se montre, les familles de barakis émigrent à la côte belge. J'ai eu l'occasion d'observer un groupe de près dans un transport en commun.

Le baraki se doit toujours d'être accompagné d'une myriade de mioches. Leadés par les enfants turbulents, reconnaissables aux traces de "choco" présentent sur leurs joues, les parents suivent avec les enfants en bas-âge.

J'aperçois la mère. Descriptible comme un assemblement difforme de masse graisseuse dont on distingue un visage surplombé de quelques cheveux... visage qui laissera apparaitre une délicate moustache et quelques poils habituellement répartis à d'autres endroits du corps. Ses jambes ne s'arrêtent pas à ses fesses mais se prolongent jusqu'à ses hanches de manière uniforme. On remarquera aussi, non négligeable, la peau du haut du dos allant du brun au rose bébé suite à une exposition au soleil mal évaluée.

Le baraki aime rigoler. Ils m'ont donné la joie d'admirer leurs échangent de sourire. Celui de la mère est formé de dents (distinction importante !) dont la couleur penche entre le jaune pale et l'orange. Chacune des dents est reliée à la suivante grâce à une jointure constituée d'un dépôt dont seuls les barakis ont le secret.

De l'autre côté de ce sourire appétissant celui de la belle-mère qui s'était préalablement déposée sur deux sièges. Cette dernière répond d'une autre manière en laissant fièrement apparaitre sa dernière incisive. Il faudra se concentrer sur la forme de ses lèvres pour déceler l'expression de son sourire. La belle-mère a perdu la parole, et son fils. En effet, la belle-mère accompagnera volontiers la meute pendant la migration, mais la présence du mari n'est pas toujours requise lors des expéditions quotidiennes. Il préfèrera généralement regarder un film pornographique en vidant un casier.

Ayant probablement perdu la parole en avalant ses dents, la belle-mère ne dira pas un mot durant le trajet. Pour la reconnaitre, cherchez une boule, un regard vitreux cherchant quelque chose sur lequel focaliser son attention et dont les seins s'étalent de tout leur long sur son ventre rond.

Le baraki est toujours accompagné d'une autre meute lorsqu'il émigre. Cette autre meute peut généralement être difficile à reconnaitre car ils tentent de prendre l'apparence du sapiens. Il faudra écouter leur propos pour les identifier.

Je vous invite à les observer par vous-même, rare moment mêlant fascination et profond dégout.